Lirum Larum Lesefest

Je participe cette semaine à la fête de la lecture Lirum Larum à Freiburg. Si vous êtes par là bas...

Je participe cette semaine à la fête de la lecture Lirum Larum à Freiburg. Si vous êtes par là bas...
Je suis allé voir l'Opéra de quat'sous au Berliner ensemble.
Lampenfieber, ça veut dire trac. C'est le titre du deuxième volume de notre série "The Pommes" publié chez Schott Music. Dans la première partie, "Drummer Gesucht", le groupe cherchait et trouvait son batteur, dans celle-ci il donne ses premiers concerts au Junction Bar, au A Laden et à Eberswalde. The Pommes essaye de se faire remarquer par un label, mais est-ce qu'un groupe qui ne fait pas de concessions peut faire sa place dans un monde où les TV diffusent des clips remplis de bimbos siliconés, de grosses bagnoles, et de machos au QI d'huitre ?
On va lire nos deux derniers romans au Salon du Livre de Leipzig.
Si vous êtes là bas...
Il y a une pub pour notre dernier roman "Drummer Gesucht !" qui passe, toute cette semaine, dans la Berliner Fernsther ( le réseau TV du métro ). Si vous la voyez, pouvez vous me dire dans quelle tranche horaire vous l'avez vu. Merci. Ou danke.
Sur le site de l'East Side Gallery on trouve cette phrase magnifique : "Toutes les oeuvres dont les auteurs ne pouvaient pas être contactés ou qui ne voulaient pas participer au projet, ont été reconstruites selon leurs originaux par des artistes à la demande de l'East Side Gallery à cette fin." (Alle Bilder, deren Künstler nicht auffindbar waren oder nicht an dem Projekt teilnehmen wollten, wurden von beauftragten East Side Künstlern originalgetreu rekonstruiert.)
Notre dernier roman : Lors d'un concert de musique classique à la Philharmonie de Berlin, Mathilde, guitariste classique, rencontre Leon, guitariste électrique. Ils décident de former un groupe et partent à la recherche d'un bassiste idéal et d'un batteur idéal pour un groupe idéal. Dans leur quête, qui va les emmener de Kreuzberg à Neukolln en passant par Wedding, ils vont se rendre compte que monter un groupe n'est pas facile. Les goûts, les couleurs... Pourtant, une amitié se développe et la musique en sera le ciment. L'histoire est bien mieux que ça, mais je voulais absolument placer la dernière phrase.
Lire la suite "Drummer Gesucht ! le premier roman à 150 BPM." »
Leila Garfield a demandé à des Berlinois pourquoi ils étaient à Berlin, elle les a photographiés ainsi que l'endroit où ils habitent. Ça a donné une exposition et "Warum Berlin", un beau livre de photos en noir et blanc que je vous recommande. Sinon je n'en parlerai pas ici :-)
Vous pouvez vous le procurer en contactant Leila sur son site : www.leilagarfield.com.
Hier soir, partie de beach-volley au Yaam. J'ai tellement mal joué que mes coéquipiers ont dû penser que j'avais été payé par l'équipe adverse. D'un autre côté comme on ne comptait pas les points...
Après l'effort, réhydratation à base de bières au bar du bord de la Spree.
Quand les artistes qui restaurent leur partie du mur de Berlin travaillent, une barrière en métal les sépare des passants. Une fois qu'ils ont fini, on enlève la barrière sauf pour le Trabant de Birgit Kinder et Leonid Brezhnev et Eric Honecker s'embrassant, de Dmitri Vrubel.
Bientôt il sera interdit de prendre des photos.
Cet ours est sur la couverture de notre dernier livre "Ein Bär reißt aus", que les parents liront avec leurs enfants. Une histoire d'ours qui se passe dans le Zoo de Berlin, mais attention, pour éviter toutes déception je dois dire qu'il ne s'agit pas de Knut, mais de Willi, un ours bien moins people que la star au poil blanc.
Au fond du bar Schwob, Bertold Brecht récite des poèmes contre Goebbels et Hitler. Arnold Zweig, Heinrich Mann et Lion Feuchtwanger créent la revue "Das Wort", publication antifasciste d'écrivains émigrés. Ce n'est pas l'opération Walkyrie, ce sont quelques intellectuels allemands qui durent fuir l'Allemagne, après l'autodafé de l'Opernplatz.
Notre dernier bouquin, Küssen kennen keine Grenzen, est sorti avec quelques jours d'avance, je viens de le voir chez Hugendubel. Belle surprise. Amis fidèles lecteurs de ce blog, vous savez ce qu'il vous reste à faire, en acheter plusieurs exemplaires chacun, que vous parliez allemand ou pas, que vous soyez un garçon ou une fille, que vous ayez 16, 30 ou 68 ans et demi. Sinon, inutile de revenir ici.
La maison des cultures du monde, la nuit. C'est beau. J'arrive à l'heure pour la remise des prix du concours "Nice to meet you". Au deuxième rang juste devant le groupe. Ça va être cool.
Le mois dernier, j'ai publié une nouvelle qui parle du Père Noël, dans un recueil sur le thème, et ça tombe bien, du Père Noël ( Der Weihnachts-Geschichten-koffer ). Et je me pose une question. Est-ce que les enfants croiraient au Père Noêl s'il n'y avait pas les cadeaux ?
Il y a un truc que je déteste, et ce depuis que je suis tout petit, c'est de voir dans les vitrines des magasins, alors que les grandes vacances commencent à peine, les cartables et les cahiers de la rentrée prochaine. Comme si on avait pas le droit de vivre le moment présent.
Typo marante et logo rigolo pour un beau film qui commence à Kreuzberg et se fini en Iran. Football et Tchador.
Kotti. Des femmes voilées poussent des landaus, des hommes discutent entres eux assis sur les bancs, leur misbaha à la main, mais aucun n'est vraiment interpellé par le gros kiosque rouge qui se dresse au milieu de la place depuis quelques jours. Ni au niveau du vécu, ni du subliminal. Une sculpture signée Farida Heuck. Moi non plus ça ne m'interpelle pas. Pendant un moment, j'ai même pensé que c'était une provocation de l'extrême droite. Le contraire de ce que recherche l'auteur.
Avant, l'accroche de Berlin était "pauvre mais sexy", maintenant c'est : Be Berlin... Tout un programme, mais pas plus d'argent pour autant et le pauvre auteur doit quitter la ville pour lire ses livres en public et ainsi gagner sa vie. Comme on dit.
À Hambourg par exemple, où nous sommes invités à participer aux Lesetage 2008. C'est un peu l'équivalent de la Lange Buchnacht in der Oranienstrasse sauf qu'a Hambourg la nuit dure huit jours. On a du temps pour visiter.

Je posais mon vélo, je mettais une plombe à l'attacher, parce qu'avec ces p....n de gants, c'est pas évident. Il était juste dix-huit heures, la bonne heure, pour rentrer dans les musées qui sont gratuits le jeudi, à partir de dix-huit heures. On était jeudi. Mon objectif, l'Altes Museum. En m'en approchant, je réalisais qu'une énorme chenille marron et poilue ondulait sur ses escaliers. En poussant la porte, je fus abasourdi par le niveau sonore qui s'échappait de cet endroit d'habitude si calme.

22:00 Station de S-Bahn de Sundgauer Straße. J'ai envie de me mettre quelque chose sous la dent. Je me fraye un chemin entre des supporters bien Becsifiés et trouve un distributeur de sucreries. Là, entre les Kinder Bueno, Maltesers, Coke et autres gaufres cellophanées, s'affiche la couverture d'un livre jaune. Dessus, un petit bonhomme me tend les bras "Emportez-moi, ne me laissez pas ici." C'est ce que je fais. 1 € le livre d'une vingtaine de pages en format A6. L'éditeur SuKuLTuR en a déjà publié soixante-dix depuis sa création en 1995. Bonne idée non?

Botero est dans la place. Ses statues ont été réparties dans le parc du Lustgarten, quinze devant le Dom plus un cheval, porte de Brandebourg. Elles sont posées sur de petits socles, à portée de mains.
Hier, fête nationale Allemande. Comme souvent, c'est porte de Brandebourg que l'évènement a été fêté à Berlin, avec un concert géant.

Je connaissais le concombre masqué et l’éléphant rose. Le premier pour l’avoir lu, et le deuxième, vu. Mais je manquais tomber de mon vélo en voyant cette saucisse volante décoller, pile devant moi. L’imitant, je pilais, me frottait les yeux, sous les yeux du mur. À ce moment, le réveil sonna, je me réveillais. Ouf ce n’était qu’un rêve.

Cet ours a de la chance, grâce à son ouïe fine il profite gratuitement de tous les concerts du festival Popdeurope. Jusqu'au 4 aout au Berlin Arena. La musique : plutôt Latino, Reggae, funk hip-hop. Les groupes : Pierpoljak, Mad Professor, Conscious Fiyah, Orishas, Ohrbooten, Rocé, Bonde do Role, Babylon Circus, Mala Rodriguez, entre autres.( il manquerait presque Macaco et Ojos de Brujo :-).

Je voulais aller voir la Porte de Charlottenbourg dont la restauration est quasi finie, malheureusement, j’avais oublié que Berlin continuait de célébrer les 50 ans du Traité de Rome. En bas d’Unter der Linden, mon vélo et moi même tombons nez à nez avec des forces de l’ordre par milliers, des touristes par milliards, des équipes de TV par trilliards. Ce beau monde s’est réparti l’espace avec plus ou moins de succès. Toutes les TV ont tourné leurs caméras sur le Musée d’histoire Allemande, et les touristes passent devant les caméras, assez flattés que les objectifs pointent vers eux.
Weltstadthaus - Renzo Piano - 2005
Retour à Berlin après un Passage à Cologne pour “Lit. Cologne”, le festival de la littérature, Dusseldorf et Dresden. Je ne vais pas m’étendre sur tout ça puisque comme l’indique son titre, à Berlin ne traite que de Berlin, il hors de question que je dérive. Mais quand même, j’ai découvert des choses intéressantes. Alors, je dérive.
Berlin Alexanderplatz sur Alexanderplatz
Il se trouva devant la porte de la prison de Tegel. Il était libre. Hier encore, en uniforme de détenu, il avait, avec les autres, buté des pommes de terre aux champs ; maintenant il portait un pardessus d’été beige. Eux, là-bas, butaient ; lui, il était libre. Laissant passer un tramway après l’autre, il resta adossé contre le mur rouge. Plusieurs fois, le gardien qui faisait les cent pas devant l’entrée de la prison lui avait indiqué le tramway à prendre ; il ne bougeait pas. Le moment terrible était arrivé “ terrible, mon petit Franz, pourquoi terrible? ”; finies, les quatre années. Les noirs battants de la porte en fer qu’il avait, depuis un an, contemplé avec une aversion toujours croissante “ aversion, pourquoi aversion ? ” s’étaient fermés derrière lui. On l’avait expulsé. Les autres étaient restés à l’intérieur, occupés à menuiser, laquer, trier, coller, qui pour deux ans encore, qui pour cinq, alors que lui se tenait debout, devant le point d’arrêt du tramway.
Le châtiment va commencer.

On est allé à Postdam. Il faisait un froid de canard. Direction Sans Souci, le château de Postdam. On est accueilli à la porte par Mozart, en tenue d'époque (petit collant, moumoute poudrée...) il joue de la flûte avec ses doigts gourds et en claquant des dents. Essayez, vous verrez ce n'est pas facile. Par solidarité, les visiteurs lui donnent une pièce.

Deutschlandradio. C'est la première fois que j'y allais. On traverse un hall où trône cet énorme truc. Une machine à brouiller les ondes radio de la Stasi.

Le Spiegel a 60 ans. Dans son dernier numéro, on trouve un dossier spécial sur cette période et aussi un DVD qui raconte l'histoire du magazine intimement liée à celle de l'Allemagne contemporaine.
Avec un peu de chance, vous le trouverez encore en kiosque. Ça vaut vraiment 3,60€
Karl Schmidt-Rottluff - Auto portrait au monocle
Les jeudis à partir de 18 heures et jusqu'à 22 heures, l'accès aux collections permanentes de la Neue Nationalgalerie est gratuit. Vous y verrez les classiques de l'art contemporain, de très beaux Picasso, de très moches Dali, une superbe " sculpture " de Marx Ernst, un emballant Christo, un bleu de Klein, mais surtout c'est la possibilité de voir des oeuvres moins connues et très fortes de l'art allemand contemporain, y compris l'expression traumatisée de la DDR.
Neue Nationalgalerie
Potsdamer Straße 50
10785 Berlin-Tiergarten

Que l'on quitte Berlin en direction de la mer Baltique, via la Poméranie ou vers l'Est à travers le Brandbourg, on passe de la ville à la campagne en un clin d'oeil.

J'ai passé l'après-midi à chercher de vieux disques vinyles. Vous savez avant l'iPod et le MP3, avant le CD, il y avait ces galettes noires, fragiles, avec des stries sur les deux surfaces et un trou au milieu. On posait la galette sur une sorte de Frisbee rotatif, on posait un bras avec une aiguille dessus et comme par magie, de la musique sortait par les haut-parleurs (les haut-parleurs sont comme des casques d'iPod mais en plus gros)

Samedi soir, dernière nuit du Festival des Lumières. Les rues de Mitte étaient pleines, on se serait cru sur Las Ramblas un peu plus au sud.

Balade autour de Bergmannstraße, à 9 heures du matin, autant dire que la rue est vide. Subitement dans une rue perpendiculaire je vois une trompe d'éléphant qui sort d'un mur.

Il y a quelques jours est paru chez Sauerländer un recueil de nouvelles sur le thème des anges : Engel nebenan - Geschichten zwischen Himmel und Erde, c'est à dire, "les anges parmi nous, histoires entre le ciel et la terre."

À la fin des guerres, quand les hommes se sont bien massacrés et qu'ils ont tout détruit, les femmes se retrouvent seules avec les enfants sur un tas de débris fumant. Elles doivent reconstruire les villes.

Quand on parle de l'Allemagne et qu'on ajoute le mot de mur, c'est le mur de Berlin qui vient tout de suite à l'Esprit, pourtant ce mur construit un 13 aout, il y a 45 ans traversait aussi le reste de l'Allemagne.

Trois jours de pluie presque non-stop c'est beaucoup pour un mois d'août. Aujourd'hui, on décide d'aller au Deutsches Technikmuseum.

1 300 000 personnes se sont pressées sur le défilé de l'édition 2006 du carnaval pendant laquelle chacune des communautés de Berlin met en scène sa culture, dance, nourriture ou boissons, lors d'un grand défilé qui traverse Kreuzberg.

Le musée ethnologique de Dahlem présente l'exposition Art d'Afrique. Masques, instruments de musique, objets rituels ou quotidiens, le musée à choisi de mettre en valeur 250 des plus belles pièces de sa collection d'art africain, l'une des plus importante au Monde.

Ils sont sur la Postdamer Platz jusqu'au 8 juin. Ils sont quatre. Des gens qui n'ont pas de têtes, mais des parapluies. Ils s'appellent les Monitor People.
Les Rencontres Internationales Paris Berlin
Vous êtes vidéaste, animateur, performer, vous êtes créateur multimédia... talentueux (se). Vous avez donc le profil pour participer aux prochaines Rencontres internationales Paris/Berlin.
Bea Doelling et Burkhart Spinnen
C'est un bar, le "Wirtshaus Max & Moritz" dans Oranienstrasse. La salle est comble. Contre un mur, une estrade avec une chaise et une table. Sur la table il y a une lampe, un micro et un verre d'eau. Puis un auteur s'assoit à la table et lit des chapitres d'un de ses livres pendant une trentaine de minutes. Le public est captivé, parfois il rit, parfois on n'entend que la voix de l'auteur dans un grand silence. C'est entre le théâtre et le cinéma. À la fin, tout le monde applaudi.

Une chose saute aux yeux quand on arrive à Berlin, la ville est taguée, graphée et graphitée du sol au plafond. Cela avait commencé avec le côté ouest du mur de Berlin. En ce moment, ils sont même dans les salles de cinéma puisque se déroule à Berlin et pour la deuxième année consécutive, le Festival international du film de graffiti et de Hip Hop. Les réalisateurs viennent d'un peu partout, Brésil, Cuba, Ghana, Russie, Allemagne bien sûr, et présentent une soixantaine de films en tout.
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En France quand je parle de Berlin, arrive le moment où mes amis me posent la question "Et les gens qu'est-ce qu'ils écoutent comme musique ?"