Kjosk

Tiens, Kjosk s'est déplacé vers le sud, il a traversé la Skalitzer Straße !

Tiens, Kjosk s'est déplacé vers le sud, il a traversé la Skalitzer Straße !

Ce matin on déjeunait la fenêtre ouverte, aux bruits habituels du Hinterhof, se mêlaient le sifflement des menâtes et le chant des perroquets.
- Quelle chaleur
- Quelle moiteur
- Quelle torpeur
- Tu veux du beurre?
A. Horn est à la fois un café et un atelier qui répare les bicyclettes. Voilà plusieurs fois qu'on y va pour travailler et jusqu'à ce dimanche je ne voulais pas en parler, histoire de toujours avoir une table de libre. C'est râpé, quelqu'un d'autre a dû le faire, aujourd'hui le café était über complet.
Au niveau du café, je suis assez borné, je ne suis pas souple du tout, je suis rigide et obtus. J'aime l'espresso italien, c'est tout. Alors, imaginez l'angoisse qui m'a étreint quand je poussais la porte de Heroes, qui annonce "espresso 1€"
N'ayant pas d'invitation, n'étant pas sur la liste des invités, n'ayant pas envie de faire la queue pendant dix plombes je ne suis pas rentré dans le Bar 25. Dommage.
La parole est chantante, les gens s'apostrophent et se tapent dans le dos. Ils s'approchent du comptoir et commandent un espresso ou un ristretto. Ils le sucrent, tellement que le café se transforme en sirop, et le boivent d'un coup. Ils posent bruyamment leur monnaie sur le bar, pour que le serveur sache qu'ils ont payé et s'en vont aussi vite qu'ils sont venus, avec un Ciao! sonor. Ce n'est pas à Rome mais à Berlin.
En face de l'Ostbahnhof, le bout du mur. Graffs multicolores. Dans le bout du mur une porte entrouverte. C'est Yaam, on entre. Riddim.
Voir Venise et mourir serait le top! Moi je dis "Se balader le dimanche matin dans Kreuzberg au mois d'aout" c'est top. Et je le fais. Souvent. Cette expérience unique ne peut-être décrite et je pleins les milliards de terriens qui ne l'auront pas vécu. Ils ne connaitront pas cette sensation de légèreté, ce glissement au dessus des trottoirs, à l'ombres des platanes, le cliquetis des vélos en roues libres quand la rue est en pente. Schade !
Pourquoi aller au café Cream? Pour boire un bon café et manger une part d'un gâteau aux carottes qui ferait bien concurrence à celui de Lenzig. Pas franchement l'endroit pour écrire autre chose que des cartes postales, les tables ont presque la taille parisienne, mais quand les bars les plus branchés du quartier sont complets, la bonne ambiance et la déco sobre font qu'on y court (comme disent les magazines féminins.)
Cream est à quelques pas de L'Oberbaumbrücke, à la limite de Xberg 36
Schlesische Str. 6
D-10997 Berlin

Un chocolat chaud, avec un nuage de crème fraîche saupoudrée de cacao en poudre. La tasse est chaude, cela tombe bien parce qu'après une heure de vélo, on ne sent plus nos doigts. Nos joues sont rouges. Spectacle capillaire, après avoir ôté nos bonnets, c'est plus une coiffure sur nos têtes, mais un tas de cheveux hirsutes. Nos nez sont rouges aussi. On s'observe à travers la fumée du chocolat, la tasse contre les lèvres. La crème fraîche est justement fraîche et se dissout sur la langue. Quand on sort du bar, il manque juste le cliquetis des remontes-pentes et la vision des montagnes enneigées. Parce qu'on n'est pas dans les Alpes, on sort du Goldmarie un petit bar bien chaud au 29 de la Grimmstraße dans Kreuzberg.

Aller prendre un pot au Café am Engelbecken, C'est comme aller chez votre tante Isidora, qui a recouvert les murs de son salon avec un papier à motifs bien lourds et oppressant. Elle achète ses meubles dans les vide-greniers mais comme elle n'aime pas la routine, chaque fauteuil est unique et surtout recouvert de velours fleuris qui fait éternuer.
Soit vous aimez la scène du Père-Noêl est une ordure où Thierry Lhermitte, allongé sur le sofa, se confond avec lui, dans ce cas allez-y. Soit ce genre d'ambiance, un peu "délicatessen" vous étouffe alors que dire... N'y allez-pas.

On était parti au marché aux puces de Schöneberg mais après avoir pédalé pendant trois heures face au vent on a réalisé qu'on s'était trompé de jour. Que faire pour noyer notre dépit sinon boire un Milchcafé et dévorer un gâteau. De l'autre côté de la rue un café nous tend les bras, le Café Lenzig.
"Tu as déjà vu un café tendre les bras?"
"Non, on doit être en hypoglycémie"

- C'est Noël?
- Non, pas encore. On est justes allé prendre un Milchkaffe (café au lait) avec un croissant. Le café est hypra bon et le croissant, un mélange de croustillance et de moeleusité stratifiée. Il est 4 heures de l'après-midi. Dehors le goudron brille, le ciel grisaille, et quand on marche on rentre la tête dans les épaules. Mais avec un bon manteau c'est super.

Depuis que je suis à Berlin, je redécouvre le goût du café. Pas les daubes à la vanille de Mac Starbuck, pas le liquide noir et tiède des buffets de gare, non le vrai café italien.

En ce moment, la rue de Dieffenbachstrsse à Kreuzberg est très agréable. Elle est protégée de la canicule par de volumineux platanes et les les grands trottoirs sur lesquels de nombreux bars étalent leurs terrasses lui donnent des airs de ville de Provence.

Paula, presque neuf ans, est spécialiste en glaces, elle a testé tous les glaciers de Kreuzberg. Et son jugement est sans appel, le meilleur est Isabel.

Où cette photo a-t-elle était prise? En suède? Au Canada?
Non à Berlin. Dans Treptow

Un soleil tiède et printanier, vous invite à vous balader dans Kastanienallee" à Prenzlauer Berg. On est dimanche, la rue des châtaigniers est tranquille, les bars ont sorti les tables sur les trottoirs. L'ambiance est douce et toscane, l'envie de boire un café vous prend.
Pas d'hésitation, le Godot vous attend.
Le café Rizz est un très vieux bar de Kreuzberg, créé autour de 1820 comme l'attestent les quelques photos en noir et blanc du menu. Beaucoup de place entre les grandes tables réparties sur deux étages, des oeuvres d'artistes contemporains aux murs et une sono discrète (reggae, world music...). Les clients sont en grande partie du quartier, l'ambiance est propice aux discussions à deux, à la lectures des journaux ou à l'écriture de votre prochain roman.