La déprime du vélo

A gauche, mon vélo, qui semble avoir compris que je pense à en changer. Pour se venger, il déraille de plus en plus souvent. Ça ne change rien à l'affection que j'ai pour lui, ensemble on traversé Berlin dans tous les sens.

A gauche, mon vélo, qui semble avoir compris que je pense à en changer. Pour se venger, il déraille de plus en plus souvent. Ça ne change rien à l'affection que j'ai pour lui, ensemble on traversé Berlin dans tous les sens.

J'adore cette affiche. C'est tout.

Ça fait longtemps que je n'ai parlé de mon vélo. Alors voilà.
Au croisement de Maybachufer et du Kottbusser Dam.
Lui : C'est cool, le vélo, on l'a payé 20€,
Elle : Et attends, au début il en voulait 30, mais comme on lui en a pris deux, il nous a fait un prix.
Une autre : C'est pas cher, hein... C'est vraiment pas cher.
Lui : Ouai, faut juste connaître les bons plans.
Je suis désolé, au moment où j'ai pris la photo, une voiture a fait un tonneau. J'ai rien eut mais du coup, on ne voit pas grand chose.
Je suis désolé, au moment où j'ai pris la photo, ce gros machin blanc est passé dans le champs. Mais finalement, on voit bien le vélo sur fond blanc, non?
Attends-moi sous le S-Bahn entre Lausitzer Platz et Görlitzer Park, j'arrive !
En vélo, je me fais doubler par tout les cyclistes, jeunes, vieux, hommes, femmes, mamans avec un bébé devant le guidon, un énorme sac à dos et tirant une remorque avec un autre bébé et quelques kilos de courses (lait, bières, briquettes pour le chauffage, oranges bio...). Mais me faire doubler par un type qui a une roue de moins que moi, c'est la honte !
J'ai honte.
Petit match de Bike Polo à côté de Wassertorplatz. Pas mal de spectacteurs avec pas mal de Becks. Ambiance relax d'une fin de dimanche ensoleillé. C'est moins spectaculaire que Jugger découvert l'an dernier à Prenzlauer Berg, mais peut-être plus subtil.

Je n'imagine pas une seconde être à Berlin sans vélo. Comme c'est plat, on peut aller partout, les pistes cyclables sont larges, quand il fait beau on est content, quand il fait froid on se caille... MAIS c'est bien quand même. C'est mon deuxième vélo, l'autre a été volé, ça arrive souvent, et on se sent très démunie, pas comme la cigale quand la bise fut venue, mais plutôt comme l'inspecteur Derrick qui se dirai "mais pourquoi ont-ils volé le mien, il y en avait des plus neufs à côté ". Après deux jours sans, on craque. Cette fois l'antivol coûte plus cher que le vélo. Il est unbrakable, c'est écrit dessus.
Alors, tellement je l'aime, mon vélo que j'ai décidé de lui rendre hommage avec un poème de ma composition. Vous allez voir, vous aurez du mal à ne pas lâcher une larme.

Ce n'est pas parce que je suis petit, que j'ai un petit vélo en bois sans pédales qu'on doit me le piquer. Alors, je l'attache avec une grosse chaîne... Parce que j'y suis attaché moi!