La lumière

Ce n’est pas parce qu'il fait gris qu'il ne faut pas sortir. Je m'emmitoufle (Emmitouflen en Allemand), grimpe sur mon vélo et file à travers Berlin. Il est autour de 14:00 mais on se sent beaucoup plus tard. Donc je pédale parmi d'autres emmitouflés. Quand en quelques secondes, la première couche de brume blanchâtre disparaît, poussée par le vent, laissant apparaître de fiers, mais menaçants nuages noirs. Fiers et menaçants, mais pas assez pour résister à un deuxième coup de vent qui les fait dégager pour laisser place à de petits nuages blancs pommelés. C'est l'été.
Derrière les nuages un ciel bleu que la Méditerranée nous envierait presque. Et une luminosité joyeuse et fraîche. Aussitôt les emmitouflés se désemmitouflent et partent à la recherche d'un banc ou s'appuient contre un mur pour absorber toute cette lumière et cette douceur. Je pose mon vélo contre un poteau. Devant moi des bateaux, à vapeur ou à voile. C'est le musée de la marine de Berlin. Ça sent un peu le goudron et la peinture. Un gros cygne prend son élan pour décoller en rasant l'eau. En arrière-plan, la Fernsehturm frétille et les petits nuages blancs pommelés glissent à toute berzingue comme dans Baraka. J'adore cette ville!








